C’est un fait, et je me suis frottée au 2ème mur en crépis ce jour grâce à la très charmante infirmière de tabacologie de St-Antoine (je plains son mari et ses enfants ce soir…)
Résumé des épisodes précédents: je suis dans un processus de sevrage tabacologique et ai donc pris RDV (il y a déjà 3 semaines à cause du manque de places…) avec un tabacologue. Mes plannings étant parfois confirmé le vendredi pour le lundi, il m’était difficile d’être sûre de l’heure de RDV mais l’infirmière de l’époque m’avait rassuré en me disant que l’on pouvait modifier…
J’ai donc appelé ce matin pour notifier que je ne pourrais être à mon RDV de midi car je terminais à 12h30 mais l’infirmière me dit de venir quand même dès queje pourrai. Étonnée, je m’y rend donc à 12h35 et trouve un accueil vide de toute substance vitale… Je poirote donc jusqu’à 12h50 où je suis reçue par une autre IDE que j’avais eu au téléphone (forcément!)
Mon crépis du jour est donc là, visage tiré, pas envie de rigoler, ça s’est vu direct… J’arrivais en terrain ami, la tabacologie, quelle erreur… Je devais y rencontrer des gens pouvant m’aider et m’épauler durant mon long périple vers la voie de l’abstinence… O illusion quand tu nous tiens!
Bref, je me fais pourrir pendant 15 minutes car je n’y “met pas du mien pour trouver un autre créneau horaire”, “je suis trop indisponible” (et clairement je n’y met pas de la bonne volonté!) j’ai un “réel problème” car la tabacologue reçoit de 9h à 17h et que fais exprès d’être en cours à ce moment là… Donc, de toute façon, je devrai prendre une heure sur mes cours si je voulais vraiment venir (donc sécher pour arrêter de fumer…)
Sur ce, inspirant une grande bouffée d’air bouddhiste (exposé soutenu en cours l’après-midi même!) je lui demande d’être un peu moins agressive car je suis dans un processus actif de sevrage tabagique et que ça n’est pas facile… Ce à quoi elle répond en criant qu’elle ne m’agresse pas… [soupire...] Elle me jette donc un RDV jeudi dans 10 jours à 12h30, je lui réponds poliment que je prends mais que j’appellerai pour confirmer car n’étant pas en possession du planning de la semaine prochaine…
Que n’avais-je pas dit? Elle est repartie sur un ton furibond me disant que je n’y mettais vraiment pas du mien, qu’elle ne comprenait pas (ça elle l’a dit 3 fois je crois…), bref elle a terminé par un 2ème “vous avez un gros problème”… Je l’ai alors coupé majestueusement, ai mis de côté mes aspirations bouddhistes, et lui ais dit que moi et mon GROS problème on allait s’en aller et s’en sortir tout seul… !
Avec ou sans le service de tabacologie de St Antoine, j’arrêterai de fumer cette année, foi de taureau! Quelque part ça me donne encore plus envie de m’en sortir seule…